ÉQUILIBRE PARFAIT

Comment aller mieux ?

HISTOIRE de VIE

Voici une petite histoire qui m’a encore fait encore plus prendre conscience

que rien n’est hasard,

tout a un sens, un but ; je trouve cela extraordinaire.

La vie est un fabuleux conte.

Nous sommes tous de fabuleux personnage,

nous portons chacun en nous un livre féerique, un livre que nous créons chaque jour.

… Quelle magie …

 Mon conte a été parsemé de sorcière et de monstre … mais que serait une héroïne sans combat ?

Aujourd’hui ayant enfin le pouvoir de tenir ma propre plume

je réécris mon  histoire avec de parfaits ingrédients.

Ainsi,

je pourrais refermer mon propre livre avec le sourire aux lèvres

Je sourie déjà.

Photo by Rob Bates on Unsplash

 La vieille femme et les seaux 

Cette histoire est issue de la tradition chinoise. 

Il était une fois dans un pays lointain,

à l’autre bout de la Terre, une montagne. 

En haut de la montagne,

vivait une vieille femme dans une petite cabane,

entourée d’un potager et de jolies fleurs.

Photo by Andres Iga on Unsplash

Cette vieille femme avait le visage

lumineux et un sourire chaleureux. 

Chaque jour,

elle descendait à la rivière puiser l’eau

dont elle avait besoin pour sa

toilette, sa vaisselle, arroser ou laver

ses légumes…

La rivière était située à plusieurs

lieues de la petite cabane, tout en bas de

la montagne. 

 

Pour aller puiser son eau,

la vieille femme suspendait chaque jour

deux seaux à un long bâton de bois

qui épousait la forme de ses maigres

épaules voûtées. 

Chaque jour,

elle cheminait lentement. 

A l’aller tout était léger. 

Au retour,

elle était chargée du lourd fardeau des

deux seaux remplis d’eau. 

Le premier seau était très rutilant,

tout neuf et très fier de lui,

et le second était très cabossé, ancien et

parfois très triste. 

 Un jour, le jeune seau dit au vieux seau :

<< N’as-tu pas honte de fatiguer inutilement la vieille femme,

chaque jour, tu ne remontes même pas la moitié de ta contenance,

elle t’emporte uniquement parce qu’elle a un grand cœur et toi,

tu n’ as pas, de cœur,

tu te fiches que la vieille dame n’ait pas assez d’eau quand elle remonte,

c’est à cause de toi d’ailleurs qu’elle est obligée de descendre

et monter chaque jour cette montagne. 

Sans toi, elle pourrait enfin se reposer ! >> 

 

Malgré tous ses efforts,

l’eau ne cessait d’échapper, 

régulièrement, inexorablement du

vieux seau. 

Chaque trajet était pour lui un

intolérable tourment,

qui l’accablait toujours d’un peu plus de

peine et d’impuissance. 

Photo by nousnou iwasaki on Unsplash

Un jour,

alors que la vieille femme le

plongeait une nouvelle fois dans la

rivière pour le remplir,

il ne se sentit pas la force de

continuer, il lui dit :

<< Je n’en peux plus, abandonne- moi ici.>> 

La vieille femme,

étonnée et émue, lui demanda :

<< Pourquoi me dis-tu cela mon ami ?

Cela fait si longtemps que tu me portes mon eau, je suis attachée à toi…

Que t’arrive-t-il ?

T’aurais-je trop fait travailler ?

T’aurais-je heurté sans m’en rendre compte ? >> 

 Le sceau lui répondit :

<< Oh non, rien de tout cela, vieille femme ! 

Vois-tu,

si j’ai tant de chagrin,

c’est que je pleure mon inutilité.

Alors que tu me remplis à ras bord à la rivière,

je ne peux même pas te rendre la moitié de l’eau

que tu m’as donnée lorsque nous arrivons à la cabane et à cause de moi,

tu es obligée de descendre et remonter cette rude montagne chaque jour.>> 

 La vieille femme sourit et ses yeux

devinrent plus clairs encore. 

Elle hissa doucement son fardeau sur

ses épaules,

et lui dit en prenant le chemin du

retour :

<< regarde bien et écoute :

chaque matin, je descends de la montagne pour faire l’exercice nécessaire à ma santé. 

As-tu remarqué que je te porte toujours du même côté,

sur mon épaule gauche, près de mon cœur ?

N’as-tu jamais contenplé  la splendeur de ce chemin ?

Chaque matin, en descendant, je sème des graines de ce côté.

Avec l’eau que tu laisses doucement s’écouler

en remontant la pente,

les graines sont devenues des fleurs gracieuses,

qui semblent danser avec la brise. 

Au lieu de contempler mes vieux pas alourdis fouler la terre poussiéreuse,

mon cœur danse désormais chaque jour.

Grâce à toi,

je hume avec délice le parfum délicat de ces fleurs.

Photo by Ray Hennessy on Unsplash

Et c’est dans ce paysage que je trouve toute la force

de remonter le jeune seau jusqu’en haut de la montagne. >> 

Alors le vieux seau retrouva le sourire.

Quel enseignement sur vous pourriez-vous tirer de ce conte ?

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